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| Virus du Nil
occidental |
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| L’avis des
experts |
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Il n’est pas étonnant qu’on
rapporte des cas d’infection au Canada, vu la
situation américaine du virus.
« Ce n’était
qu’une question de temps avant que le virus ne
soit détecté au Canada, pense le Dr Andrew Simor,
chef du Département de microbiologie du Centre des
sciences de la santé Sunnybrook et Women’s College
de Toronto. Mais les Canadiens n’ont pas lieu de
s’alarmer. Le risque de tomber gravement malade à
cause du virus du Nil occidental est extrêmement
faible. »
Il est par contre possible de
contrôler son exposition à l’aide de mesures de
protection personnelle contre les piqûres de
moustique.
Ii faudra encore quelque temps
avant de mieux comprendre la progression de cette
maladie. Heureusement, nous connaissons quelques
indicateurs de la progression du virus aux
États-Unis et le processus de surveillance est
déjà bien implanté par les ministères de la santé
et les autorités de santé publique au
Canada.
La plupart des personnes qui
contractent le virus peuvent ne ressentir aucun
symptôme ou encore des symptômes bénins
ressemblant à la grippe. Vingt pour cent des
personnes infectées peuvent souffrir de fièvre du
Nil occidental, une forme plus bénigne du virus
qui cause de la fièvre, des maux de tête, des
douleurs musculaires et une éruption cutanée qui
dure de sept à dix jours. Le U.S. Center for
Disease Control and Prevention estime que
moins d’un pour cent des personnes infectées
développent des symptômes graves et qu’un nombre
encore moins important présente des complications
potentiellement mortelles.
Une personne
infectée sur 150 souffrira de la forme la plus
grave de la maladie, qui cause une encéphalite
(inflammation du cerveau) ou une méningite
(inflammation des couches extérieures recouvrant
le cerveau.) Le virus du Nil occidental peut faire
enfler le cerveau ou la moelle épinière et bloquer
l’apport sanguin au cerveau. Une telle situation
entraîne le coma, la paralysie ou même la mort.
Par contre, ces réactions extrêmes semblent se
produire uniquement chez les personnes âgées de
plus de 65 ans et chez celles dont le système
immunitaire est affaibli. Parmi les personnes qui
tombent gravement malades, environ une sur dix
décède.
Le Dr Simor précise que d’autres
maladies infectieuses (comme l’influenza) posent
un risque beaucoup plus grand pour la santé des
Canadiens et des Canadiennes, selon les
microbiologistes. Par exemple, la grippe est
responsable d’environ 1 900 décès chaque année au
pays.
Mais parce que les moustiques
ontariens sont bel et bien porteurs du virus,
certains experts pressent les Canadiens et les
Canadiennes de minimiser leurs risques de piqûres
d’insecte.
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occidental | |
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